Les ONG anglaises proposent de réformer le système financier à l’occasion des élections de 2015

Au Royaume-Uni, une campagne des ONG, à l’occasion des élections parlementaires de 2015, propose 5 axes pour transformer la finance et la remettre au service de l’intérêt général :

  • Diversité : utiliser l’autorité de la concurrence pour favoriser la croissance des alternatives aux banques actuelles, comme la Finance participative (crowdfunding) et les banques coopératives
  • Responsabilité : améliorer la régulation bancaire, avec notamment la participation du Royaume-Uni à la Taxe sur les Transactions Financières pour freiner la spéculation sur les marchés, en particulier celle liée au trading haute fréquence (achat et revente de titres par des ordinateurs dans des délais très courts, très inférieurs à la seconde)
  • Transparence : voter une loi pour améliorer le niveau d’information des épargnants sur les produits financiers et clarifier les responsabilités des institutions financières afin d’aligner leurs intérêts avec ceux des clients
  • Durabilité : faire de la « Green Investment Bank » une véritable banque d’Etat pouvant emprunter sur les marchés et investir à long-terme dans des projets d’infrastructure à forte utilité sociale mais faible rentabilité à court-terme, donc délaissées par les banques privées.
  • Démocratie : Mandater la Banque d’Angleterre pour étudier toutes les possibilités de mettre la création monétaire au service de l’intérêt général. La création monétaire a été largement utilisée par les banques centrales (« Quantitative easing » et différentes interventions « non conventionnelles »). Ces interventions ne sont pas neutres, elles influencent les marchés en favorisant l’inflation des actifs, donc la distribution des richesses dans la société. Il est essentiel de discuter politiquement de l’utilisation de cet outil politique qu’est la monnaie, dont la valeur dépend de sa reconnaissance par l’Etat.

 Commentaires : le débat sur la création monétaire est devenu très important ces dernières années, avec la prise de conscience de plus en plus grande que la monnaie était créée par le système bancaire privé, en accord avec la Banque Centrale de chaque pays. Laisser des acteurs privés, guidés par leurs intérêts individuels, et qui ont conduit à la crise de 2008, créer la monnaie de notre société paraît évidemment très dangereux, d’autant qu’aucune régulation d’envergure n’a changé la situation qui avait mené à cette crise.

Le sujet de l’allocation du crédit par des acteurs privés est un deuxième grand sujet, car il pose la question de ce qui doit être financé dans une société, et d’autant plus dans une situation critique au niveau écologique, avec le changement climatique. Continuer dans la situation qui est la nôtre implique de laisser des acteurs privés guidés par la maximisation de leurs rémunérations et/ou de celle de leurs actionnaires décider des projets, dont ceux qui accélèrent le changement climatique, qui seront financés. D’autre part, les solutions ne sont pas légions. Confier la création monétaire à des acteurs publics uniquement crée potentiellement d’autres problèmes, liés à la décision économique centralisée, à la corruption d’institutions publiques, etc. Le modèle français d’après-guerre, avec le secteur bancaire nationalisé et très réglementé, qui a accompagné les 30 glorieuses, ne doit toutefois pas le faire regarder comme une absurdité, surtout en comparaison du système actuel. Il reste alors a priori deux autres pistes, celle de la règlementation beaucoup plus forte d’un système qui resterait majoritairement privé comme actuellement (encadrer fortement la création monétaire avec un objectif discuté politiquement, séparation des banques de dépôts et d’investissements, limitation ou interdiction de certains produits purement spéculatifs sans utilité sociale – trading haute fréquence par exemple, etc.), ou le passage à un système de type coopératif ou paritaire, avec des banques détenues par les entreprises et les citoyens, décidant des politiques d’octroi de crédit par une discussion sur les besoins économiques et sociaux du pays.

Il est donc urgent d’engager ce débat fondamental sur la création monétaire. Nous essaierons d’y revenir rapidement.

Fiche de lecture : Finance éthique, de Michel Roux (première partie)

Un des premiers (et rares) livres portant sur la finance éthique en France, date de 2005, soit 10 ans. Etant moi-même en train d’en rédiger un, je vous propose de partager ma lecture de cet ouvrage de référence (« Finance Ethique : Structures, Acteurs, Perspectives », Revue Banque Editions). Michel Roux est maître de conférences et directeur de l’UFR de Sciences économiques et de Gestion à Paris XIII. Pour ceux qui souhaiteraient l’emprunter, étant donné qu’il est difficilement trouvable, j’ai un exemplaire à disposition.

Il définit dans son introduction les principaux termes du sujet :

  • Finance :
    • ensemble des professions qui ont pour objet l’argent et ses modes de représentation : la banque, l’assurance, les marchés financiers, l’argent, la monnaie sociale, l’épargne, le reporting et l’audit.
    • La finance a un rôle pivot dans l’allocation du capital entre les différentes activités économiques.
  • Morale :
    • Ensemble des règles d’action et des valeurs qui fonctionnent comme normes dans une société
    • Théories des fins (au sens d’objectifs) de l’action de l’homme. Elle exprime les principes
    • Les mêmes valeurs ne sont toutefois pas forcément partagées dans tous les pays.
  • Ethique :
    • Partie de la philosophie qui étudie les fondements de la morale. C’est l’ensemble des règles de conduite
    • Pour l’auteur, l’éthique se distingue du Développement Durable et de la RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises) car elle est plus générale : ces notions ne sont que des déclinaisons concrètes.
    • L’éthique n’a pas de dogme mais prend position au cas par cas.
    • Elle s’oppose à la déontologie qui se cantonne à la légalité des activités.
    • Nous reviendrons dans un autre post sur la notion d’éthique qui ne nous semble pas suffisamment claire ci-dessus.

L’ouvrage est divisé en 3 parties :

  • Genèse et définition des concepts, penser responsabilité
  • Les principaux acteurs de la finance éthique
  • Les perspectives de la finance éthique

Le chapitre 1 est intitulé « Analyse de l’offre de la finance éthique. Essai de définition et poids économique ».

L’auteur expose d’abord l’émergence de nouvelles notions comme le développement durable de et la RSE. Il souligne notamment qu’avec  la RSE et les différentes chartes ou déclarations, il s’agit pour les entreprises d’agir volontairement au-delà des normes légales dans les domaines sociaux, économiques et environnementaux.

Ensuite, l’auteur décrit les différentes modalités de la finance éthique :

  • La finance responsable:
    • Placements socialement responsables
      • Fonds filtrés (forme la plus connue en France) prenant en compte des critères extra-financiers
      • Engagement actionnarial : exercer les droits des associés à la détention des titres pour exercer une influence sur les entreprises
    • Investissement socialement responsable (bizarrement, l’auteur utilise cette notion deux fois pour deux choses différentes, sauf erreur de notre part)
      • Capital développement « socialement responsable » contribuant au développement de nouvelles entreprises créatrices d’emploi ou concourant au respect de l’environnement (cas des fonds de travailleurs suédois et canadiens)
      • Contribution au financement de l’économie solidaire, via l’investissement dans des entreprises solidaires ou structures financières solidaires

L’Investissement Socialement Responsable (ISR)

  • S’appuie sur des critères extra-financiers qui s’ajoutent à l’analyse financière, sans abandonner la recherche d’une rentabilité financière.
  • 3 volets :
    • Fonds socialement responsables ou de développement durable croisant des critères sociaux et environnementaux avec des critères traditionnels et financiers pour l’analyse des grands groupes côtés
    • Fonds d’exclusion : plus répandus dans les pays anglo-saxons, ils se contentent d’exclure, pour des raisons morales ou religieuses, certains secteurs d’activité comme l’armement, le jeu, le tabac, l’emploi des enfants
    • L’engagement actionnarial, pour lequel les investisseurs vont exiger des groupes internationaux côtés, une orientation RSE à travers l’exercice des droits de vote ou l’amplification et la transparence des informations financières communiquées
    • Autres voies : label temporaire pour certains produits, par le Comité intersyndical pour l’épargne salariale

L’épargne solidaire

  • L’épargne solidaire finance des opérations solidaires qui ne trouvent pas de réponse dans les circuits financiers classiques (économie locale, insertion, micro-crédit, etc.)
    • Fonds de partage : ils permettent de rétrocéder une partie des bénéfices à des associations (minimum 25% pour bénéficier d’un allègement d’impôt)
    • Fonds solidaire « Loi Fabius » détenant 5% à 10% de titres d’entreprises solidaires
    • Produits d’épargne solidaire (surtout livrets, OPCVM, assurance-vie, carte Agir)

Nous reproduisons ici un tableau synthétique :

 

Catégories Mode de sélection Pratiques Critères Performances escomptées
Fonds éthiques et fonds socialement responsables Critères négatifs

Critères positifs

Exclusion des titres ne respectant pas les critères

Sélection sur la base de ceux qui respectent le mieux

Activisme actionnarial

Boycott

Benchmark

Introduction de données extra-financières

Plus-values financières

 

Plus-values citoyennes ou éthiques

Fonds solidaires Critères positifs orientés

Citoyenneté et/ou solidarité

Redistribution partielle ou totale du résultat

Vocation solidaire

Citoyenneté

Partage

Solidarité

Exclus des institutions conventionnelles

Rendement

 

Plus-value sociale

 

L’auteur poursuit par une description historique de l’éthique en finance.

  • Les activités financières, et plus particulièrement l’intérêt, ont depuis toujours été considérées comme immorales par nature.
  • Aujourd’hui, son utilité et la nécessité d’y recourir les ont rendues acceptables.
  • Le rôle de la finance éthique évolue, de critique du système capitalistique à garant de son bon fonctionnement.

Il cite les principales maximes éthiques, qu’il range en 3 phases :

  • L’éthique d’Aristote, décrite comme une discipline pratique portant sur l’action
  • Le passage d’une éthique de conviction à une éthique de responsabilité.
    • Précepte de Kant : « Agis toujours de telle sorte que la maxime de ton action puisse être érigée en règle universelle »
    • « l’éthique de la besogne » de Max Weber, qui représente l’intégration des valeurs humaines dans la sphère de l’action.
  • Une phase plus contemporaine avec :
    • Jonas : « Agis de façon que les effets de ton action soient compatibles avec la permanence d’une vie authentiquement humaine sur terre et ne soient pas destructeurs pour la possibilité d’une telle vie »
    • Rawls : « Si, selon le principe d’égale liberté, chaque personne doit avoir un droit égal au système total le plus étendu, selon le principe de différence, des inégalités peuvent être justes s’il y a des compensations en plus pour les plus défavorisés. »
      • Il est dommage que l’auteur ne précise pas plus les termes de la pensée de Rawls, qui font référence à des éléments précis de sa philosophie.

Enfin, l’auteur termine sur quelques remarques :

  • Le poids économique de la finance éthique dans la finance (Nous rappelons que l’auteur écrit en 2005) est très faible, voire anecdotique pour les fonds solidaires
    • Pour les fonds ISR, les montants sont supérieurs à ceux de la finance solidaire mais leur composition est tellement proche des fonds non ISR qu’ils semblent être plutôt du « marketing financier »
    • Une forte augmentation de ces fonds a eu lieu à la fin des années 1990 avec l’arrivée d’acteurs bancaires majeurs

Revue de presse de décembre 2014 – Finance éthique

Ce mois-ci nous retenons en particulier :

 

  • La loi ESS du 31 juillet 2014 crée 3 nouveaux modes de soutien à l’économie sociale et solidaire :
    • Le fonds d’investissement pour l’innovation sociale (Fiso) :
      • appels à projet des entreprises dont l’activité « répond à une demande nouvelle correspondant à des besoins sociaux non ou mal satisfait »
      • Lancé expérimentalement dans 8 régions d’ici fin 2014
      • Cofinancé par l’Etat et les régions, géré par Bpifrance
      • Capacité publique totale de 40 millions d’euros
      • Taille minimale du ticket d’investissement sera de 30 000 euros
    • Prêts spécifiques pour les entreprises sociales et solidaires (PESS)
      • A partir de janvier 2015 aux guichets des grands réseaux bancaires français
      • Montant de 20.000 à 50.000 euros, crédits garantis à 70% par la BPI
      • Une enveloppe de 50 millions d’euros par an est prévue dans ce cadre.
    • Fonds de fonds :
      • Capacité d’investissement en fonds propres dans les entreprises de l’ESS et les entreprises recherchant un impact social.
      • Tour de table initial autour de 50 millions d’euros pour un fonds d’investissement dans des coopératives, nommé « impact coopératif ».

 

Mots-clés : ESS, innovation, financement

 

 

Mots-clés : Finance éthique, morale, fraude, délits, banques, banksters, arbitrage légal, amendes

 

 

Mots-clés : Justice, Finance éthique, morale, fraude, délits, banques, banksters, amendes, BNP Paribas, Etats-Unis

 

 

  • Le fonds souverain norvégien alimente le débat sur le rôle des investisseurs financiers dans la transition énergétique à la suite de la publication d’un nouveau rapport
    • Le débat est structuré principalement entre :
      • ceux qui souhaitent exclure les entreprises des secteur du pétrole et du charbon des investissements possibles
        • soit pour des raisons d’intérêt général : cela permet de réduire et renchérir les sources de financement pour ces projets et donc les rendre moins intéressants que les investissements dans les énergies renouvelables
        • soit pour des raisons d’intérêt bien compris, comme l’assureur Storebrand, minoritaire aujourd’hui : ces acteurs considèrent qu’investir dans des projets à énergie fossile fait courir un « risque carbone », c’est-à-dire un risque financier important lié à la perte de valeur d’actifs polluants vu l’augmentation de leurs coûts et le développement de règlementations anti-polluantes et anti-réchauffement climatique
      • ceux qui souhaitent exclure uniquement les entreprises les plus polluantes de ces secteurs, mais ne pas exclure toute entreprise appartenant à ces secteurs
    • Le rapport émet plusieurs recommandations :
      • Opter pour la deuxième option, la non-exclusion de secteurs mais simplement des entreprises les plus polluantes
      • Le fonds doit pousser les entreprises, par son pouvoir d’actionnaire, à diminuer leurs émissions
    • Le fonds a par ailleurs annoncé vouloir investir dans des entreprises innovantes de la transition énergétique

 

Mots-clés : Finance éthique, Norvège, fonds souverain, transition énergétique, risque carbone, exclusion, best in class, charbon, pétrole, énergie

 

 

Mots-clés : Finance religieuse, religion, finance éthique, usure, Welby, Canterbury, Wonga

 

Revue de presse de novembre 2014 – Finance éthique

  • La proposition de l’archevêque de Canterbury de créer une formation sur l’éthique pour les cadres de la finance
    • Destinée aux cadres de la finance âgés de 20 à 35 ans, il s’agit d’une année sabbatique au sein d’« une communauté quasi-monastique » pour apprendre l’éthique et la philosophie avant de se lancer dans la City.
    • « Le meilleur moyen de combattre le manque de confiance, c’est de dispenser aux jeunes banquiers une formation sur Dieu, l’éthique et les pauvres. »
    • Nous pensons que ces initiatives sont positives mais ont un effet très faible. En effet, les appels à la morale ont déjà été tentés de multiples fois avec des résultats inexistants. Souvenons-nous des appels à la morale et à la formation en éthique après la crise de 2001 et les affaires Enron ou Worldcom, regardons les nombreuses amendes portant sur des métiers très différents des banques, qu’elles soient américaines, européennes, japonaises ou d’ailleurs, après la crise de 2008 et les appels. De fait, depuis une dizaine d’années existent de nombreuses formations en éthique dans les business schools du monde entier, et les comportements n’ont pas changé. L’intérêt individuel semble bien primer, notamment dans ces professions et les types de population qui ont accès à ces métiers, sur toute autre considération. Ajouter un appel ou une formation à l’éthique ne changera selon nous pas grand-chose. Il faut d’ailleurs se demander si ces formations sont pertinentes (N’est-ce pas quelque chose que l’on apprend en famille et avec ses pairs durant l’enfance ? Commencer à 20 ans paraît déjà trop tard.)
    • Pour ceux qui souhaitent approfondir le sujet, nous leur conseillons le livre de Frédéric Lordon « Et la vertu sauvera le monde. Après la crise financière, le salut par l’éthique » (la crise mentionnée étant celle de 2001).

 Mots-clés : finance éthique, religion, philosophie

 

 

Mots-clés : innovation, immobilier, saisie, StayHome

 

 

 

Mots-clés : finance islamique, critique, religion

 

 

Mots-clés : finance verte, principes, critères, régulation, volontaire, certification, formels, définition

 

 

Mots-clés : charbon, finance verte,

 

 

Mots-clés : travail, finance éthique, finance solidaire, témoignages

L’édition 2015 du prix Robin Cosgrove, récompensant les meilleures contributions écrites sur l’éthique en finance, est ouverte

Je relaie avec plaisir cette annonce visant à récompenser les meilleures contributions écrites sur l’éthique en finance. Ce prix « vise à promouvoir une prise de conscience de l’importance de l’éthique dans la finance auprès des jeunes professionnels/académiques. »

Voici le communiqué de presse intégral ci-dessous :

Londres / Genève, le 10 Octobre 2014: Le prix Éthique en finance – PRIX ROBIN COSGROVE 2014-2015 a été lancé hier à Londres au siège d’ACCA Global (Association of Chartered Certified Accountants)

Le Prix vise à promouvoir une prise de conscience de l’importance de l’éthique dans la finance auprès des jeunes professionnels/académiques des secteurs bancaire, financiers et comptables. Il s’agit de la cinquième édition du Prix, lancé pour la première fois en 2006, bien avant que la problématique « d’Éthique en finance » ne soit médiatisée et d’actualité de manière quasi permanente. La crise financière a depuis montré l’importance du sujet et du Prix.

Le Prix qui récompense les « Idées innovantes pour promouvoir l’éthique dans la finance » est ouvert à partir d’aujourd’hui -et jusqu’au 15 avril 2015- à tous les jeunes de moins de 35 ans Son but est de promouvoir la vision de Robin, un banquier d’affaires mort tragiquement à l’âge de 31 ans, convaincu que la carence d’éthique dans le secteur de la finance sape la confiance. Le concours invite à soumettre contributions créatives sur des analyses, projets ou propositions pour des idées innovantes qui visent la promotion de l’éthique dans la finance. Le Prix pour 2014-2015 est appuyé par le CFA Institute et l’ACCA Global.

Les lauréats des éditions précédentes provenaient d’Australie, Brésil, Egypte, France, Allemagne, Ghana , Inde , Madagascar , Pologne, Portugal, Singapour, Espagne et Etats-Unis. Les meilleures contributions ont été publiées dans la revue FINANCE& COMMON GOOD / BIEN COMMUN et peut être consultées sur le site http://www.robincosgroveprize.org

L’Observatoire de la Finance (www.obsfin.ch), une fondation à but non lucratif basée à Genève, avec le Dr Carol Cosgrove Sacks, mère de Robin, a mis sur pied un jury international comprenant des experts éminents en finance et éthique. Le jury désignera un ou plusieurs lauréats et répartira la somme de 20’000 USD.

Les candidats sont appelés à soumettre des travaux inédits proposant des idées innovantes qui visent à promouvoir l’éthique dans la finance. Ils doivent être envoyés électroniquement à l’Observatoire avant la date limite de soumission, le 15 avril 2015. Les textes peuvent être rédigés en français ou en anglais.

Les candidats du Prix Robin Cosgrove doivent impérativement remplir une Expression d’intérêt, qui peut être téléchargée depuis le site Internet du prix (www.robincosgroveprize.org).

Plus information sur le prix, la vision de Robin, le jury international et les conditions de participation, sont disponibles sur le site Internet du prix (www.robincosgroveprize.org).

Revue de presse d’octobre 2014 – Finance éthique

Pour ce 12ème numéro de la revue de presse mensuelle, nous avons souhaité modifier la formule, afin de répondre à vos retours. Nous allons donc réduire le nombre d’articles cités pour nous concentrer sur ceux qui nous semblent essentiels, et donner davantage d’information sur le contenu de chacun.

 N’hésitez pas à signaler d’autres articles qui méritent selon vous d’être cités

Ce mois-ci nous retenons en particulier :

Le guide de l’ONG « Les amis de la terre », qui a actualisé son guide des banques en fonction de leur impact sur le climat.

    • Les banques françaises ont un rôle très important dans le changement climatique, notamment en finançant des infrastructures énergétiques polluantes (centrales à charbon par exemple)
    • Elles emploient souvent des techniques de publicité mensongère en omettant de parler de ces investissements et en mettant en avant leurs très faibles investissements dans les énergies renouvelables
    • Pour faire en sorte que le système bancaire contribue à sauvegarder les conditions climatiques qui nous permettent de vivre, l’ONG recommande de changer de banque pour aller à la Nef. En synthèse, elle a fait un tableau d’évaluation ci-dessous

Mots –clés : climat, Amis de la terre, comparatif, Nef

 

  • Sophie des Mazéry, directrice de Finansol, le label de la Finance Solidaire, explique les différences et similitudes entre ISR et finance solidaire
    • Similitudes :
      • faire de l’argent un « outil au service du développement économique, en adéquation avec un développement humain. »
    • Dans les produits de finance solidaire type OPCVM (Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières), 10% est investi dans des titres solidaires, et 90% doivent être placés ailleurs d’après la loi. Finansol impose par son label que ces 90% soient des titres sélectionnés ISR, afin d’avoir une démarche cohérente
    • L’ISR comme la Finance Solidaire sont encore peu connus
  • Différences:
    • l’ISR s’occupe des titres côtés en bourse, dans des secteurs d’activité classiques et avec un objectif principal qui est financier, alors que la finance solidaire sélectionne des entreprises dont l’objectif principal est l’utilité sociale ou environnementale.
    • L’ISR est beaucoup plus gros (170 Milliards d’euros contre 6 dans la FS) et investi par des investisseurs institutionnels, alors que ce sont plutôt des particuliers qui investissent dans la FS
    • La Finance Solidaire est capable de mesurer son impact social, alors que l’ISR ne le peut pas aujourd’hui. peut mesurer son propre impact sur les grandes questions de société. « On est capable de dire qu’en 10 ans, 200.000 emplois ont été créés ou consolidés, 100.000 entreprises soutenues, près de 40.000 personnes relogées. »
    • La finance solidaire est plus facile à comprendre, l’utilité sociale est plus facile à observer et mesurer, les épargnants sont plus satisfaits. L’ISR provoque de l’incompréhension, par exemple la présence d’entreprises pétrolières dans les sélections

 

Mots-clés : ISR, Finance Solidaire, Finansol

 

  • L’initiative de décarbonisation des portefeuilles d’actifs lancé par les Nations Unies et plusieurs investisseurs institutionnels
    • Il s’agit, à partir de septembre 2014, de calculer l’empreinte carbone d’au moins 500 milliards de dollars, puis d’ici 2015, de « décarboner » 100 milliards de dollars d’actifs
    • Concrètement, ces investisseurs vendront leurs titres dans les entreprises les plus émettrices de CO2 d’un secteur et réinvestiront ces montants dans les entreprises les moins émettrices. Cela devrait donc augmenter les coûts de financement des entreprises les plus polluantes et diminuer celui des moins polluantes, créant des incitations financières importantes.
    • Des expérimentations ont déjà été menées montrant que cela pouvait réduire les émissions liées au portefeuille de 50% à 80% sans effet négatif sur la performance financière.
    • Commentaire : il s’agit de l’application d’une démarche classique d’ISR, appelée « best in class », où l‘on sélectionne les mieux disant d’un secteur.

 

Mots-clés : PCD, transition énergétique, ONU, CO2, finance carbone

 

  • La création d’un site sur l’investissement responsable au Québec, par l’Observatoire de la consommation responsable (OCR) de l’École des sciences de la gestion de l’Université du Québec à Montréal (ESG UQAM) et Ellio, une firme de conseil en développement durable. Il s’agit principalement de sensibiliser et répondre aux questions sur l’investissement responsable

 

Mots-clés : Investissement responsable, Québec, sensibilisation

Revue de presse de juillet à septembre 2014 – Finance éthique

 La revue de presse est une sélection non exhaustive d’articles dans le domaine des finances alternatives (éthique, solidaire, durable, responsable, etc.) au cours du mois.

N’hésitez pas à signaler d’autres articles qui méritent selon vous d’être cités

Ce mois-ci nous retenons en particulier des articles sur :

 

Mots-clés : slow money, agriculture

 

 

Mots-clés : fonds d’investissement, critères ESG

 

 

Mots-clés : finance durable, innovation

 

 

Mots-clés : recherche, finance durable

 

Mots-clés : Tookam, transparence, fléchage des fonds

 

 

Mots-clés : optimisation fiscale,

 

 

Mots-clés : simulation boursière, finance responsable

Mots-clés : Triodos, google, militaire

 

Mots-clés : finance responsable, Québec

Mots-clés : FADEV, finance participative, Afrique

 

Mots-clés : Fiare, Espagne, banque éthique, coopérative

Mots-clés : religion

 

Mots-clés : ratios, comparatif, banques éthiques

 

Revue de presse de juin 2014 – Finance éthique

La revue de presse est une sélection non exhaustive d’articles dans le domaine des finances alternatives (éthique, solidaire, durable, responsable, etc.) au cours du mois.

Ce mois-ci nous retenons en particulier des articles sur :

Mots-clés : Industrie financière, coût, efficience, dérèglementation

Mots-clés : ONG, éthique, placements financiers

Mots-clés : ONG, éthique, placements financiers, engagement actionnarial, assemblée générale, vote, démocratie

Mots-clés : Transition énergétique, financement, politique publique

Mots-clés : Actionnariat salarié,

Mots-clés : Dette publique, fonds vautours, Droit, jugement, Argentine

Mots-clés : Pape, finance éthique, Religion, Catholicisme, finance chrétienne

Mots-clés : ISR, définition, régulation, Réseau Financement Alternatif, Belgique

Mots-clés : Transparence, paradis fiscaux, banques, finance éthique, France, régulation

Mots-clés : Changement climatique, S&P, solvabilité, dette souveraine

Mots-clés : procès, BNP Paribas, ISR, exclusion normative, amende, liste noire, Europe, Etats-Unis

Mots-clés : amende, Etats-Unis, banque éthique, illégalités, droit

Mots-clés : finance éthique, légalité, fraude fiscale, HSBC

Mots-clés : Finansol, finance solidaire, épargne solidaire, propositions, régulation

Mots-clés : Inde, femmes

Mots-clés : Crédit Coopératif, Finance Participative

Mots-clés : finance éthique, mooc

Mots-clés : finance éthique, banque éthique, NewB, Belgique, agrément bancaire, autorités de régulation, coopérative

Mots-clés : finance alternative, reconversion, parcours, témoignages

Mots-clés : commerce équitable, finance solidaire, synergies

Revue de presse de mai 2014 – Finance éthique

La revue de presse est une sélection non exhaustive d’articles dans le domaine des finances alternatives (éthique, solidaire, durable, responsable, etc.) au cours du mois.

N’hésitez pas à signaler d’autres articles qui méritent selon vous d’être cités

Ce mois-ci nous retenons en particulier des articles sur :

Mots-clés : Finance éthique, Nef, banque éthique, régulation

Mots-clés : Finance éthique, Banque d’Angleterre, Carney, Banque centrale, régulation, charte, code, auto-régulation

Mots-clés : Say on pay, activisme actionnarial, inégalités, rémunération

Mots-clés : Finance éthique, transition énergétique, adhésion

Mots-clés : finance participative, support d’investissement, rentabilité

Mots-clés : ISR, impact, conséquences, effets, RSE, prix

Mots-clés : inclusion financière, Amex

Mots-clés : finance solidaire, épargnants solidaires, profils, finansol

Mots-clés : finance solidaire, finansol, baromètre, chiffres clés

Mots-clés : Impact investing

Mots-clés : finance éthique, transparence, FairFin, carte

Mots-clés : ISR, définition, socialement responsable, greenwashing, transparence, Belgique

Mots-clés : Finance éthique, Activisme actionnarial, engagement actionnarial, responsabilité de l’actionnaire, dialogue des parties prenantes, Share Action, Formation

Mots-clés : Finance éthique, Activisme actionnarial, engagement actionnarial, responsabilité de l’actionnaire, dialogue des parties prenantes,

Mots-clés : Finance éthique, RSE, publicité mensongère, charte éthique, code, condamnations, juridique

Mots-clés : Finance éthique, RSE, publicité mensongère, Auchan

 

 

Revue de presse d’avril 2014 – Finance éthique

La revue de presse est une sélection non exhaustive d’articles dans le domaine des finances alternatives (éthique, solidaire, durable, responsable, etc.) au cours du mois.

N’hésitez pas à signaler d’autres articles qui méritent selon vous d’être cités

Ce mois-ci nous retenons en particulier des articles sur :

Mots-clés : Finance éthique, Belgique, Politique, Régulation

Mots-clés : ISR, Novethic, Bilan, 2013

Mots-clés : Action citoyenne, BNP Paribas, paradis fiscaux, havres fiscaux

Mots-clés : Politique, Régulation, Union Européenne, Lobby, Influence

Mots-clés : Religion, Christianisme, Eglise Catholique, IOR, Finance éthique, Banque éthique, blanchiment

Mots-clés : Finance responsable

Mots-clés : Finance responsable, valeur actionnariale, bien-être social, utilité sociale

Mots-clés : TBLI, triple bottom line investing, ISR, Impact Investing

Mots-clés : ISR, Ukraine, Russie, Sanctions, Géopolitique

Mots-clés : Finance Durable

Mots-clés : Finances publiques, collectivités locales, ISR

Mots-clés : Finance participative, crowdfunding

Mots-clés : Micro finance, Belgique, Crédal

Mots-clés : Finance éthique, Nations Unies

Mots-clés : Cigales, Capital risque solidaire

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Mots-clés : Oxfam, Australie, activités illégales

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